08-02-2008 / La France

France:Le Pen condamné pour remarques antisémites.

Jean-Marie Le Pen
Jean-Marie Le Pen
Le leader de l’extrême-droite, Jean-Marie Le Pen, a été condamné vendredi à trois mois de prison avec sursis pour avoir décrit l’occupation de la France par les Nazis comme «n’ayant pas été particulièrement inhumaine».
A la suite de remarques faites pendant un interview accordé à un journal d’extrême-droite, Le Pen, âgé de 79 ans, a été reconnu coupable de négation de crimes contre l’humanité et de complicité avec crimes de guerre.
Le vétéran du Front National (F.N.) a également été condamné à une amende de 10 000 euros (14 500$) pour ses remarques. Le Pen n’était pas au tribunal pour entendre le verdict mais son avocat a dit qu’il y avait 100 % de chances que son client fasse appel.
Le Pen a, en effet, dit au journal Rivarol qu’«en France du moins, l’occupation allemande n’a pas été particulièrement inhumaine, même s’il y a eu un certain nombre d’excès commis – inévitables dans un pays de 550 000 km². Si les Allemands avaient pratiqué des massacres dans tout le pays, comme on le prétend généralement, ils n’auraient pas eu besoin d’établir des camps de concentration pour les déportés politiques.»
Le tribunal a décrété que Le Pen a tenté «de semer le doute sur les crimes contre l’humanité perpétrés par les Nazis sur le sol français, comme la déportation des Juifs ou la persécution des membres de la Résistance.»
Le Pen a également exonéré en partie le massacre de 86 personnes commis en 1944 dans la ville de Villeneuve d’Ascq, en prétendant que c’était le fait d’un lieutenant rendu «fou de rage» par la mort de ses camarades attaqués par un réseau de la Résistance et que c’est la Gestapo elle-même qui a intervenu pour mettre fin à la tuerie.
A ce sujet, le tribunal l’a décrété coupable de «falsifier délibérément l’histoireet de vouloir donner une image positive de la Gestapo en enjolivant ses crimes». La version de Le Pen a été discutée pendant le procès par le maire de Villeneuve d’Ascq et par le procureur, Anne de Fontette, qui dit que cela revenait à appeler la Gestapo «les bérêts bleus des années 1940.»
Le leader de l’extrême-droite dit en 2005 qu’il n’éprouvait «aucun remord» au sujet de ce qu’il avait pu direet, lorsqu’il fut unanimement condamné par les politiciens français et les groupes militants, qu’il était victime de «persécution».
Source: http://afp.google.com/
Date: 8 février 2008.


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